{"id":171,"date":"2005-10-01T10:07:38","date_gmt":"2005-10-01T08:07:38","guid":{"rendered":"http:\/\/laneetlegingembre.fr\/?p=171"},"modified":"2021-02-20T10:08:05","modified_gmt":"2021-02-20T09:08:05","slug":"pas-de-despe-pas-de-soiree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/?p=171","title":{"rendered":"Pas de Desp\u00e9, pas de soir\u00e9e"},"content":{"rendered":"\n<p>Hier soir, j\u2019avais un truc \u00e0 f\u00eater&nbsp;: la fin de la semaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme je suis une fille bizarre, la fin de la semaine, \u00e7a m\u2019angoisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Je culpabilise d\u2019\u00eatre soulag\u00e9e. Je me dis que je n\u2019ai pas boss\u00e9 suffisamment, que je ne m\u00e9rite pas ce qui m\u2019arrive, et qu\u2019ils vont bien finir par s\u2019en apercevoir que la touche de mon clavier que j\u2019utilise le plus, c\u2019est F5 (<em>Miam<\/em>, non&nbsp;!!! Argh, too late<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>).<\/p>\n\n\n\n<p>Je sais pas vous, mais moi, culpabiliser, \u00e7a me stresse. R\u00e9sultat, quand la fin de la semaine arrive, faut que je me d\u00e9tende.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour me d\u00e9tendre, y a pas trente-six m\u00e9thodes&nbsp;: \u00e7a rate pas, c\u2019est direction la Butte-aux-Cailles.<\/p>\n\n\n\n<p>Hier soir, donc, j\u2019ai retrouv\u00e9 mes compagnons de tabl\u00e9e du dernier mariage<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, on s\u2019est fait un petit d\u00eener chez Gladines, et on est partis \u00e0 l\u2019assaut du Merle Moqueur<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Y en a plein, des bars, rue de la Butte-aux-Cailles.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous h\u00e9sitez, vous ne savez pas lequel tester&nbsp;? \u00c9coutez-moi les yeux ferm\u00e9s&nbsp;: vous prenez celui qui a l\u2019air le plus glauque, comme \u00e7a, de l\u2019ext\u00e9rieur, et vous entrez. Vous ne pouvez pas vous tromper. Il y a un vague n\u00e9on blanc en guise d\u2019enseigne, et une porte vitr\u00e9e compl\u00e8tement opaque \u00e0 cause de la bu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Faites attention \u00e0 la fa\u00e7on dont vous \u00eates habill\u00e9(e). Mademoiselle surtout. Soit vous d\u00e9gainez le d\u00e9bardeur, m\u00eame pour le soir du Nouvel An, soit vous assumez les aur\u00e9oles sous les bras. Je serais vous, je prendrais le d\u00e9bardeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Faites un sourire au videur, montrez-lui vos seins si vraiment il fait la gueule, prenez votre respiration (si, j\u2019insiste, faites-le), et passez la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est encore t\u00f4t. Il fait d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s chaud.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bar doit faire une petite soixantaine de m\u00e8tres carr\u00e9s. Grand max. Pas une fen\u00eatre, rien. Le comptoir prend facile un tiers de l\u2019espace. Vous avez l\u2019impression d\u2019entrer dans un couloir. Tout de suite sur le mur de droite, il y a <a href=\"http:\/\/www.20six.fr\/weblogCategory\/1xax7hy0sbs50?d=17.8.2005\">Th\u00e9r\u00e8se qui danse avec le porc<\/a><a href=\"#_ftn4\"><u>[4]<\/u><\/a>. Ici, c\u2019est pas conseill\u00e9 de se prendre au s\u00e9rieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les murs sont peints d\u2019\u00e9cailles \u00e9normes et multicolores. Au milieu de la pi\u00e8ce, une \u00e9norme barre retient le plafond qui menace de se casser la gueule.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, tout est fait de bric et de broc.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous avez confiance&nbsp;? Prenez un verre.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous \u00eates normal, vous commandez un rhum. Ils font des rhums de comp\u00e9tition, c\u2019est la sp\u00e9cialit\u00e9 du bar. Si vous \u00eates LBA, vous prenez une Desp\u00e9, parce que c\u2019est un r\u00e9flexe.<\/p>\n\n\n\n<p>Il vous faut environ quarante-sept secondes pour renoncer \u00e0 vous asseoir. S\u2019il y a quatre tables dans ce bar, c\u2019est bien le bout du monde, et ils les retirent vers 22&nbsp;heures pour faire de l\u2019espace.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a qu\u2019un seul coin-canap\u00e9, au fond. Tout le monde se bat pour l\u2019avoir. Un jour, y aura des morts.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme \u00e7a une fois, j\u2019ai eu des mots \u00e0 propos de ce canap\u00e9 avec deux Am\u00e9ricaines absolument \u00e9normes. Le fond du d\u00e9bat, c\u2019\u00e9tait un truc profond, du genre \u00ab&nbsp;C\u2019est mon mien&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Nan, j\u2019\u00e9tais l\u00e0 la pwemi\u00e8w&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Nan, preum\u2019s&nbsp;\u00bb, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Est arriv\u00e9 le moment o\u00f9 j\u2019ai eu peur qu\u2019elles s\u2019aper\u00e7oivent qu\u2019elles \u00e9taient en position de force et qu\u2019elles m\u2019\u00e9crasent entre elles deux, en se serrant l\u2019une contre l\u2019autre avec moi au milieu. L\u2019angoisse. La mort horrible. Oui, j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 passablement bourr\u00e9e. Et puis je m\u2019en fous, c\u2019est moi que j\u2019ai gagn\u00e9. Je suis trop une star pour le r\u00e9cup\u00e9rer, ce canap\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique monte progressivement. Le bar se remplit d\u2019un coup vers onze heures et quart.<\/p>\n\n\n\n<p>On sent les habitu\u00e9s. La playlist est la m\u00eame, ou presque, tous les soirs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les habitu\u00e9s r\u00e9agissent d\u00e8s les premiers accords. Ils \u00e9changent un regard et vont ensemble vers la piste. Ils tr\u00e9pignent plus qu\u2019ils ne dansent. Ils explosent leurs cordes vocales.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, quand on coupe le son, \u00e7a ne fait pas une grande diff\u00e9rence. La voix qu\u2019on entend, c\u2019est pas celle du chanteur.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est que le Merle, c\u2019est d\u2019abord une musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Moi je connais pas d\u2019autre endroit \u00e0 Paris o\u00f9 on peut montrer qu\u2019on aime la musique ringarde et retomber en enfance sans \u00eatre homosexuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Je connais pas d\u2019endroit comme \u00e7a, o\u00f9 je peux monter sur l\u2019unique table basse du bar et me d\u00e9chainer sur les <em>Cit\u00e9s d\u2019Or<\/em> sans \u00eatre ridicule.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans \u00eatre ridicule parce que la seule diff\u00e9rence entre moi et le reste de la salle c\u2019est que je suis sur la table et eux non.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans \u00eatre ridicule parce que c\u2019est pas moi, c\u2019est l\u2019esprit du bar qui est comme \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans \u00eatre ridicule parce que personne ne sait danser.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans \u00eatre ridicule parce que le ridicule, \u00e7a s\u2019assume.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne va pas dans un endroit qui passe \u00e0 fond <em>La salsa du d\u00e9mon<\/em> et autres <em>capitaine Flam<\/em> si ce n\u2019est pas pour entrer dans le d\u00e9lire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, y a des hymnes. Des titres que tout le monde attend parce qu\u2019ils veulent dire que c\u2019est s\u00fbr on est au Merle, des titres qu\u2019on entend qu\u2019ici. Si vous trouvez la version de <em>Emmenez-moi<\/em> par Marousse quelque part, vraiment, \u00e9coutez \u00e7a, je vous jure que c\u2019est h\u00e9naurme.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8230;\u00c7a fait deux heures et demie que je suis sur cette note. \u00c7a ne m\u2019est jamais arriv\u00e9. Je voudrais pouvoir expliquer ce que c\u2019est pour moi le Merle Moqueur, et j\u2019ai l\u2019impression de ne parler que de banales beuveries.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Merle, c\u2019est plus que \u00e7a. Je parle des habitu\u00e9s, je dis qu\u2019on se conna\u00eet du regard, qu\u2019on a tous les m\u00eames r\u00e9flexes et qu\u2019on beugle au m\u00eame moment ; alors que tout ce que j\u2019essaie de dire, c\u2019est que \u00e7a me rappelle mon enfance.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand j\u2019allais \u00e0 la messe. Une esp\u00e8ce d\u2019\u00e9tat second, de communaut\u00e9, de fraternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et \u00e7a, d\u2019accord, \u00e7a c\u2019est path\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est path\u00e9tique parce que c\u2019\u00e9tait cet \u00e9tat second qui m\u2019a rendu la t\u00e2che si difficile quand j\u2019avais voulu m\u2019\u00e9loigner du catholicisme. Cette sorte de nostalgie d\u2019un \u00e9tat originel, d\u2019un bien-\u00eatre, d\u2019une s\u00e9curit\u00e9 rassurante.<\/p>\n\n\n\n<p>Eh ben aller au Merle ou \u00e0 l\u2019\u00e9glise, c\u2019est pareil.<\/p>\n\n\n\n<p>On vient tous ici noyer ou \u00e9touffer un peu nos angoisses. On conna\u00eet le rituel par c\u0153ur. On peut adresser la parole \u00e0 n\u2019importe qui sans risquer de para\u00eetre bizarre, on est tous un peu frangins. On chante les m\u00eames cantiques. Le plafond est \u00e9tonnamment bas. On communie. Je suis bourr\u00e9e, je suis bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un non-fumeur, c\u2019est l\u2019enfer sur terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout ce qu\u2019on voit, \u00e0 plus de deux m\u00e8tres de distance, ce sont des volutes de fum\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>De mon poste d\u2019observation sur la table, je les ai regard\u00e9s monter vers le plafond et s\u2019\u00e9vanouir, en rangs serr\u00e9s, dans la lumi\u00e8re des n\u00e9ons.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait chaud. M\u00eame les plus fid\u00e8les parmi les fid\u00e8les sortent respirer toutes les demi-heures.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, il y a la clim\u2019. Si. \u00c7a fait plus d\u2019un an que j\u2019y vais, et je l\u2019ai aper\u00e7ue hier. C\u2019est un \u00e9norme bloc gris\u00e2tre qui couvre quasiment toute la piste, accroch\u00e9 au plafond. Et effectivement, si on se met pile dessous, il y a un petit courant d\u2019air.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce n\u2019est pas le courant d\u2019air qui m\u2019a fait la remarquer&nbsp;: la clim\u2019, hier, elle fuyait. Il pleuvait sur la piste.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait chouette \u00e0 voir, la fum\u00e9e qui monte au plafond, l\u2019eau qui d\u00e9gouline, les danseurs dessous qui cherchent \u00e0 profiter de la fra\u00eecheur, tremp\u00e9s de transpiration, de l\u2019eau qui tombe du plafond.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne sais pas comment le bar tient debout. Quand j\u2019ai voulu descendre de la table pour r\u00e9cup\u00e9rer ma bi\u00e8re, j\u2019ai failli me vautrer (avec toute l\u2019\u00e9l\u00e9gance qui me caract\u00e9rise, mais me vautrer quand m\u00eame). J\u2019avais voulu m\u2019appuyer sur le mur. Les murs suintent tellement il fait humide. Ils glissent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Merle ferme t\u00f4t. \u00c0 deux heures et demie du mat\u2019, tout le monde est dehors. Tout le monde termine en bo\u00eete.<\/p>\n\n\n\n<p>Moi, je ne peux pas. Autre chose apr\u00e8s le Merle, je n\u2019arrive pas \u00e0 voir l\u2019int\u00e9r\u00eat. \u00c7a ne pourrait \u00eatre que moins bien de toute fa\u00e7on. Je pr\u00e9f\u00e8re rester sur mon impression.<\/p>\n\n\n\n<p>La descente est toujours un peu rude.<\/p>\n\n\n\n<p>On oublie pas le dernier passage aux toilettes&nbsp;\u2013&nbsp;la Desp\u00e9, \u00e7a pardonne pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chiottes du Merle, ce sont les plus crades que j\u2019aie vu dans cette ville. Et encore maintenant, la chasse d\u2019eau marche. \u00c7a a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas<a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Passer la porte dans ce sens-l\u00e0, pour sortir, je ne sais pas pourquoi, c\u2019est toujours plus violent que quand on arrive (l\u00e0 je parle de la porte du Merle, pas celle des chiottes, on est d\u2019accord). Dehors, il fait froid. D\u2019un coup, on se dit que le videur, il a quand m\u00eame une sale gueule. On a envie de pisser. Encore. On va se planquer entre deux voitures.<\/p>\n\n\n\n<p>On rentre chez soi. On est pas s\u00fbr d\u2019\u00eatre vraiment de bonne humeur.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Private joke, d\u00e9sol\u00e9e. Pour comprendre l\u2019histoire, faut se taper tous les commentaires de la note pr\u00e9c\u00e9dente. Motiv\u00e9s&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; D\u2019ailleurs, j\u2019\u00e9tais bourr\u00e9e, je leur ai fil\u00e9 mon URL. Faut que j\u2019arr\u00eate l\u2019alcool, moi. Enfin, je la leur ai pas vraiment donn\u00e9e, j\u2019ai racont\u00e9 une de mes notes. Mais Google, \u00e7a existe, LBA, bordel. Et m\u00eame que y a des gens, ils peuvent faire \u00e7a avec leur portable. Comme \u00e7a, direct, au restau. Comment \u00e7a calme.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Bon, ben. Coucou \u00e0 F., C., S., L., et A. (non, un autre).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00c7a commence furieusement \u00e0 ressembler \u00e0 une autoroute, ici.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si un jour, vraiment, je me fais prendre en flag\u2019 par quelqu\u2019un qui vraiment ne doit pas lire ce blog (patron, parents, coll\u00e8gues\u2026 ah, non, \u00e7a c\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait), ce sera \u00e0 cause du Merle que je cite tout le temps. C\u2019est trop simple comme recherche Google.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Oui, si vous avez pas cliqu\u00e9 sur le lien, vous avez pas compris, c\u2019est normal (le lien en question renvoie vers la note intitul\u00e9e <em>Euh, non Pierre, c\u2019est un gilet<\/em>, du 17 ao\u00fbt 2005).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Et pour des chiottes \u00e0 la turque, \u00e7a craint.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hier soir, j\u2019avais un truc \u00e0 f\u00eater&nbsp;: la fin de la semaine. Comme je suis une fille bizarre, la fin de la semaine, \u00e7a m\u2019angoisse. Je culpabilise d\u2019\u00eatre soulag\u00e9e. Je me dis que je n\u2019ai pas boss\u00e9 suffisamment, que je ne m\u00e9rite pas ce qui m\u2019arrive, et qu\u2019ils vont bien finir par s\u2019en apercevoir que &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/?p=171\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;Pas de Desp\u00e9, pas de soir\u00e9e&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-171","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/171","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=171"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/171\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":172,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/171\/revisions\/172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=171"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}