{"id":74,"date":"2007-02-09T21:18:22","date_gmt":"2007-02-09T20:18:22","guid":{"rendered":"http:\/\/laneetlegingembre.fr\/?p=74"},"modified":"2021-02-19T21:19:11","modified_gmt":"2021-02-19T20:19:11","slug":"welcome","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laneetlegingembre.fr\/?p=74","title":{"rendered":"Welcome"},"content":{"rendered":"\n<p>Je fume ma troisi\u00e8me cigarette. Je viens de raccrocher. Dans les barres d&#8217;immeuble en face, quelques lumi\u00e8res sont allum\u00e9es. Il n&#8217;y a pas eu une seule voiture dans la rue. J&#8217;en entends une, parfois, vrombir au loin. Je dis \u00ab parfois \u00bb, mais \u00e7a fait un quart d&#8217;heure que je suis l\u00e0. C&#8217;est long, un quart d&#8217;heure.<\/p>\n\n\n\n<p>Rewind.<br>C&#8217;est bizarre de n&#8217;avoir rien \u00e9crit depuis un an. J&#8217;ai l&#8217;habitude de ne pas avoir \u00e0 revenir en arri\u00e8re, de reprendre mon histoire l\u00e0 o\u00f9 je l&#8217;ai laiss\u00e9e. Je vais faire court. Je quitte Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a veut dire tout laisser derri\u00e8re soi \u2013 l&#8217;homme except\u00e9, \u00e9videmment. Beaucoup de choses ont chang\u00e9 en un an. Je suis amoureuse et je vais me marier. J&#8217;ai un coloc \u00e9trange que j&#8217;aime et dont j&#8217;ai du mal \u00e0 parler. J&#8217;ai boss\u00e9 neuf mois pour un schizophr\u00e8ne parano\u00efaque qui a fini par me virer. J&#8217;aurais d\u00fb continuer \u00e0 tenir un blog \u00e0 ce moment-l\u00e0, mais la fatigue, tout \u00e7a. Je le poursuis aux prud&#8217;hommes, et comment dire, \u00e7a me fait plaisir.<br>Mais j&#8217;aime toujours Paris. Je suis toujours chez moi. C&#8217;est toujours mon village, c&#8217;est toujours mon bocal.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelles choses stupides on ne ferait pas par amour. J&#8217;avais dit que je ne me marierai jamais, que je n&#8217;aurai jamais d&#8217;enfants. J&#8217;avais dit que je ne pr\u00e9senterai plus jamais personne \u00e0 mes parents. J&#8217;avais dit plut\u00f4t crever que de passer une journ\u00e9e avec ma belle-m\u00e8re. J&#8217;avais dit que je ferai ma carri\u00e8re dans l&#8217;\u00e9dition. Mais surtout, surtout, j&#8217;avais dit que je ne quitterai jamais Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c7a y est, c&#8217;est fait. Depuis deux jours, six heures et quatre minutes. L&#8217;homme me rejoint d\u00e9but mars, le coloc la semaine prochaine. En attendant, la vieille grand-m\u00e8re de l&#8217;homme (ma belle-grand-m\u00e8re, je n&#8217;en reviens pas) m&#8217;h\u00e9berge gracieusement, quelque part dans la banlieue lyonnaise. Elle a quatre chats, un chien, pas de c\u0153ur, et j&#8217;ai un peu les boules.<br>Il n&#8217;y a pas un bruit dans la maison, pas un bruit dans la rue. J&#8217;appellerais bien un copain pour prendre une bi\u00e8re. Il reste des m\u00e9tros, \u00e0 cette heure-ci, \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 o\u00f9 j&#8217;habite (\/ais), je pouvais raconter ce que j&#8217;avais sur le c\u0153ur sans qu&#8217;on m&#8217;emmerde. J&#8217;avais un univers avec une place pour moi.<br>B\u00eatement, j&#8217;ai gard\u00e9 l&#8217;habitude et si je continue, je vais perdre mes dents.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut que je parle de la grand-m\u00e8re.<br>Lyon, c&#8217;est pas grave, ou alors, je me plaindrais plus tard, mais la grand-m\u00e8re&#8230; Elle ne parle que de mort ou de maladie, ou des chats. C&#8217;est un art.<br>Essayez de lui parler, essayez d&#8217;\u00eatre sinc\u00e8re, essayez de lui dire<br>j&#8217;ai peur pour cet entretien,<br>l&#8217;homme me manque,<br>c&#8217;est gentil chez vous,<br>comment allez-vous,<br>non merci je ne veux pas de sel,<br>j&#8217;ai du mal \u00e0 me dire que mes amis sont \u00e0 deux heures de TGV.<br>Je ne connais personne d&#8217;autre capable de r\u00e9pondre dans l&#8217;ordre :<br>Je connais quelqu&#8217;un qui est mort de peur, son enterrement c&#8217;\u00e9tait terrible, sa veuve, etc. ;<br>Oui, il est sensible, \u00e7a me rappelle quand il \u00e9tait petit, que j&#8217;avais mon cancer des intestins et qu&#8217;il a fait un psoriasis ;<br>Oh vous avez vu le chat, comme il est mignon ;<br>Prenez-du sel ;<br>Prenez du sel<br>Vous vous vous en ferez d&#8217;autres ;<br>Oh vous avez vu le chat comme il est mignon.<\/p>\n\n\n\n<p>N&#8217;essayez pas de lui parler. N&#8217;essayez pas de lui r\u00e9pondre. Elle s&#8217;en fout. Elle vit sur sa plan\u00e8te, pleine de morts, de morts horribles avec des intestins qui se vident, des peaux qui purulent \u2013 et ses chats. Vous vous n&#8217;existez pas. Elle vous sourit, elle vous parle avec un acharnement rare, mais vous n&#8217;existez pas. Ces chats sont des dieux, elle irait mourir pour eux, ils sont tout ce qu&#8217;elle a et vous pouvez crever.<br>Mais elle ne vous l\u00e2che pas. Elle se fait une id\u00e9e tr\u00e8s pr\u00e9cise de la grand-m\u00e8re parfaite \u2013 quelque chose comme Mamie G\u00e2teau, ou la vieille des confitures Bonne Maman. Quand je pense que c&#8217;est \u00e7a qu&#8217;elle imite, \u00e7a me file des sueurs froides. \u00c7a n&#8217;existe pas d&#8217;\u00eatre \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque comme \u00e7a.<br>Il n&#8217;y a pas un p\u00e9quenaud dans les huit rues alentour, mais tant qu&#8217;elle n&#8217;est pas couch\u00e9e (Dieu merci, c&#8217;est t\u00f4t), il n&#8217;y a pas de r\u00e9pit possible.<br>Mise en situation. Imaginez le dos vo\u00fbt\u00e9, la voix aigu\u00eb et tra\u00eenante, l&#8217;\u0153il culpabilisant.<br>&#8211; Vous voulez manger quelque chose ?<br>&#8211; C&#8217;est gentil Mamie, mais on sort de table.<br>&#8211; Oh ben si mais vous allez manger quelque chose. Qu&#8217;est-ce que vous voulez ?<br>&#8211; Mais rien Mamie, on sort de table.<br>&#8211; Il y a du fromage, du saucisson.<br>&#8211; &#8230;<br>&#8211; Vous pr\u00e9f\u00e9rez du hachis-parmentier ?<br>&#8211; Je n&#8217;ai pas faim, Mamie.<br>Vous vous asseyez devant la t\u00e9l\u00e9. Et elle arrive.<br>&#8211; Je ne savais pas ce que vous vouliez, alors, j&#8217;ai apport\u00e9 du hachis-parmentier et du fromage. Qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai oubli\u00e9 ? Ah, oui, du pain.<br>Quelques secondes plus tard :<br>&#8211; Ah le saucisson !<br>Quelques secondes plus tard (vous essayez de suivre le film) :<br>&#8211; Qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai oubli\u00e9 ? Ah, l&#8217;eau !<br>Etc, avec les yaourts, le vin, une \u00e9charpe, une couverture et des chaussons, tout ce que vous pourriez imaginer, tout ce \u00e0 quoi vous pensez et tout ce \u00e0 quoi vous ne pensez pas. Ce n&#8217;est pas de l&#8217;attention puisque votre avis de compte pas. Ce n&#8217;est pas l&#8217;\u00e2ge non plus. C&#8217;est de l&#8217;auto-martyrisation.<br>N&#8217;essayez pas de lui expliquer que vous ne mangez pas sucr\u00e9 ou que vous n&#8217;aimez pas la tomate. Inversement, ce n&#8217;est pas la peine de se croire suffisamment intime avec la famille pour lui avouer que vous pr\u00e9f\u00e9rez le th\u00e9. Sinon \u00e7a peut donner \u00e7a :<br>&#8211; Vous voulez quelque chose ?<br>&#8211; Ah, oui, un th\u00e9, je veux bien.<br>Et d&#8217;un air de \u00ab Oh non, \u00e7a ne se fait pas \u00bb :<br>&#8211; Oh non, pas du th\u00e9&#8230; Mais j&#8217;ai du fromage et du saucisson. Vous pr\u00e9f\u00e9rez du hachis-parmentier ?<br>Et c\u00e6tera.<\/p>\n\n\n\n<p>Et quoi qu&#8217;il arrive, quelle que soit la variante du sc\u00e9nario, et m\u00eame si elle s&#8217;est arm\u00e9e d&#8217;un entonnoir pour vous faire manger, vous n&#8217;\u00e9chapperez pas au :<br>&#8211; Vous ne mangez rien ? Mangez quelque chose&#8230; Vous n&#8217;\u00eates pas malade ?<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est \u2013 elle est comme un aspirateur pour les \u00e2mes et pour les voix.<br>Je n&#8217;ai plus envie de r\u00e9pondre. Je r\u00e9agis quand elle dit de trop grosses b\u00eatises. Je lui dis des phrases qui commencent par : \u00ab Je vous ai dit tout \u00e0 l&#8217;heure que \u00bb. Je r\u00e9p\u00e8te parfois, de fa\u00e7on un peu m\u00e9canique \u00ab Je sais que Lyon est bien. Tout ce que je dis c&#8217;est que Paris me manque \u00bb. Ou encore devant la t\u00e9l\u00e9 sous le coup de la surprise, quand elle fait sa m\u00e9nag\u00e8re de plus de soixante-dix ans :\u00ab Vous trouvez vraiment que &#8220;Il nous faut une politique de changement&#8221;, c&#8217;est un argument de campagne novateur et original ? \u00bb<br>Sinon, je me tais. Je suis fatigu\u00e9e. J&#8217;essaie de ne pas entendre. Elle croit que je suis quelqu&#8217;un de silencieux. Je suis tellement silencieuse que j&#8217;\u00e9touffe et que j&#8217;ai besoin d&#8217;\u00e9crire. C&#8217;est dire.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est peut-\u00eatre comme un vortex g\u00e9ant. Peut-\u00eatre qu&#8217;on meurt en venant ici. Peut-\u00eatre que tout le monde est mort. Tout \u00e0 l&#8217;heure j&#8217;ai eu la larme \u00e0 l&#8217;\u0153il parce que le film \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 se passait \u00e0 Paris. En plus c&#8217;\u00e9tait en noir et blanc.<\/p>\n\n\n\n<p>J&#8217;avais mes habitudes. L\u00e0 o\u00f9 j&#8217;habitais, j&#8217;avais tous les commerces en bas de chez moi. Le boulanger me connaissait, le boucher, tous les autres aussi. Il y avait ce bar en bas dans lequel on passait souvent, qui \u00e9tait notre lieu de rendez-vous. Les serveurs me traitaient plus comme un \u00eatre humain que la grand-m\u00e8re engonc\u00e9e dans ses chats. Je me sentais bien.<br>Ce soir apr\u00e8s le film, je serais bien descendue prendre un verre. D\u00e9compresser. Embarquer le coloc sous le bras, l&#8217;homme sous l&#8217;autre, nous poser sur l&#8217;un des canap\u00e9s au fond et se souvenir qu&#8217;on est vivants.<br>Je tournais un peu comme une \u00e2me en peine dans le salon. J&#8217;\u00e9tais m\u00eame pr\u00eate \u00e0 aller me faire un bouchon si vous voulez, mais il fallait que je sorte, que je me sorte d&#8217;ici. Et la grand-m\u00e8re :<br>&#8211; Je vais vous dire, hein, \u00e7a sera pareil quand vous aurez des enfants ! Vous verrez, \u00e7a sera pareil ! Vous pourrez plus sortir quand vous voudrez, comme \u00e7a ! Tout de suite en sortant du boulot, hein, et on y coupe pas ! C&#8217;est un changement de vie&#8230;<br>J&#8217;avale ma gorge. Je ne suis plus tout \u00e0 fait s\u00fbre de vouloir fonder une famille. J&#8217;h\u00e9site.<br>Et puis de quoi elle me parle ? Qui parle d&#8217;enfants ? J&#8217;ai 24 ans, il me reste un mois de ch\u00f4mage, j&#8217;aborde un tournant et j&#8217;ai une ville \u00e0 d\u00e9couvrir. J&#8217;essaie de lui sourire.<br>&#8211; Je sais Mamie. Mais l\u00e0, je n&#8217;ai pas d&#8217;enfants.<br>&#8211; C&#8217;est bien une r\u00e9action de jeune&#8230;<br>Je jure qu&#8217;elle a dit \u00e7a. Je ne sais pas qui est le plus clich\u00e9 de elle ou de moi. Elle arriverait \u00e0 me culpabiliser de vouloir une bi\u00e8re, de vouloir penser \u00e0 autre chose, de fuir sa routine et sa sortie hebdomadaire chez le coiffeur, son passage religieux tous les jeudis chez Carrefour parce que c&#8217;est le jour des promos.<br>Je ne sais pas si je souris ou si je pleure. J&#8217;essaie de lui sourire.<br>&#8211; Une r\u00e9action de jeune ? J&#8217;esp\u00e8re bien !<br>&#8211; Vous allez voir, \u00e7a va changer de toute fa\u00e7on, et c&#8217;est tr\u00e8s bien.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont tous \u00e0 vouloir d\u00e9cider de ma vie \u00e0 place ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont tous \u00e0 vouloir d\u00e9cider de ma vie pour moi ? Ou plut\u00f4t, soyons honn\u00eate, pourquoi vient-elle m&#8217;expliquer la vie, elle, avec son neurone et demi et son c\u0153ur en pl\u00e2tre ?<br>J&#8217;arriverais \u00e0 me sentir immature si je l&#8217;\u00e9coutais. Elle qui vit avec sa fille qui a sacrifi\u00e9 sa vie pour elle, elle qui n&#8217;a jamais pass\u00e9 son permis pour lui montrer comme elle avait besoin d&#8217;elle, elle qui croit que ses chats lui parlent. Elle qui ne sait m\u00eame pas qui je suis, mais qui me situe assez bien, puisque je suis dans la tranche des 12\/25 et que pour comprendre la vie, on a TF1.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me fous qu&#8217;on m&#8217;explique que Lyon c&#8217;est bien. Je sais que Lyon, c&#8217;est bien. Je me fous de savoir qu&#8217;une nouvelle vie commence, je m&#8217;en suis rendue compte, mais merci de l&#8217;indication. Je voudrais qu&#8217;on me laisse faire mon deuil en paix. Et je voudrais une bi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques secondes passent. Merci mon Dieu, du silence.<br>Et puis la M\u00e8re Sollicitude, de retour dans la cuisine :<br>&#8211; Oh ben il est pas encore ouvert&#8230;<br>Pr\u00e9suppos\u00e9 : vous savez ce que \u00ab il \u00bb est ; pire : \u00e7a vous int\u00e9resse.<br>&#8211; Vous pouvez le lire si vous voulez.<br>&#8211; &#8230;<br>&#8211; Attendez, je vais vous l&#8217;ouvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon Dieu. C&#8217;est T\u00e9l\u00e97Jours.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je fume ma troisi\u00e8me cigarette. Je viens de raccrocher. Dans les barres d&#8217;immeuble en face, quelques lumi\u00e8res sont allum\u00e9es. Il n&#8217;y a pas eu une seule voiture dans la rue. J&#8217;en entends une, parfois, vrombir au loin. Je dis \u00ab parfois \u00bb, mais \u00e7a fait un quart d&#8217;heure que je suis l\u00e0. 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